En bref...

Fraternité, vivre-ensemble : à vous d'agir !

 

ddhc1À la suite des événements tragiques de ce début d'année, les pouvoirs publics se mobilisent sur le terrain de la sécurité. C’est indispensable mais ce n’est pas suffisant. Car il n’y aura pas de sécurité durable sans la grande ambition de reconstruire liens et repères.

Forts de nos diverses expériences, nous savons qu’il est possible d’y répondre clairement, même si nous mesurons l’ampleur des défis à relever. En effet, qu’il s’agisse de l’isolement des banlieues, du déclin de la citoyenneté, de l’effritement des solidarités, de la fracture générationnelle, de l’échec de l’école…, les propositions et initiatives ne manquent pas. Ce qui fait défaut c’est de ne pas en avoir fait une priorité politique décisive pour l’avenir du vivre ensemble.

C’est pourquoi nous lançons solennellement cet appel aux plus hautes autorités pour qu’elles bâtissent enfin concrètement le volet fraternité du Pacte Républicain. Et pour que ce projet soit construit avec les contributions du plus grand nombre, nous demandons que soit organisée dès cette année dans toutes les villes de France une semaine de la Fraternité, à l’image des Ateliers du vivre-ensemble. Un temps de réflexion, de décisions et d’initiatives adaptées à chaque territoire, grâce à l’implication des responsables politiques locaux, du mouvement associatif et des habitants aux côtés des institutions nationales.

Voici ci-contre le texte de l’Appel. Faites-le connaître le plus largement possible, pour que sa prise en compte par les autorités nationales et locales soit à la hauteur des enjeux sans précédent qui nous concernent tous !

---------------------------

A écouter d'urgence !

JLSPeut-on rester passif face au déclin démocratique et à l'approche d'importantes échéances électorales et alors que s'affichent sans pudeur le refus de l'autre, l'obsession sécuritaire ?

Non, estime Jean-Louis Sanchez, fondateur de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée. Lui qui avait déjà réussi à mobiliser les pouvoirs locaux sur le concept de fraternité jusqu'à ce que ce que cette démarche soit consacrée, par le président de la République, Grande cause nationale en 2004, lance un cri d'alarme.

Ecouter l'interview avec Olivier de Lagarde sur France Infos

---------------------------

Berrwiller distingué par l’Odas

 fab trib MarseilleLe 1er juillet dernier, à l’occasion de ses IXèmes Rencontres nationales, l’Odas a tenu à distinguer Berrwiller et les vingt autres communes voisines du Haut-Rhin qui ont à leur tour organisé une « Journée citoyenne » au cours du printemps dernier.
Accompagné de Vincent Hagenbach, maire de Richwiller, Fabian Jordan s’est ainsi vu remettre les diplômes correspondants, à transmettre à ses collègues des municipalités de Baldersheim, Bollwiller, Brunstatt, Didenheim, Flaxlanden, Galfingue, Illzach, Lutterbach, Morschwiller-le-Bas, Mulhouse-Haut-Poirier, Pfastatt, Pulversheim, Reiningue, Richwiller, Riedisheim, Ruelisheim, Staffelfelden, Wittenheim et Zillisheim.
Voir le dossier consacré par le Journal de l’Action sociale au Vivre-ensemble en Alsace

 

Vient de paraître

jlsmrRencontre avec Matthieu Ricard

Président du Collectif, Jean-Louis Sanchez a rencontré Matthieu Ricard pour le Journal de l'Action sociale. Delon le moine tibétain, l’altruisme est un remède à tous les maux
À un moment où notre société s’interroge sur son avenir, Matthieu Ricard nous invite à faire de la bienveillance la colonne vertébrale de nos choix de vie.

Lire l'interview ici

- - - - - - - - - - - - - - - - -

« La promesse de l’autre » : un livre d’espoir

miniaturehomepromesseJean-Louis Sanchez vient de publier « La promesse de l’autre ». Un ouvrage qui reprend des constats insuffisamment partagés sur la perte des liens et des repères, et pose de façon pleinement opérationnelle les bases d’un nouveau contrat social. Une voie qu’on déjà choisi d’emprunter les collectivités les plus proches du Collectif…

En savoir plus en cliquant ici

- - - - - - - - - - - - - - - - -

miniaatletrodasmiresetveLes Villes et le Vivre-ensemble

L’Odas vient de publier plusieurs travaux sur l’évolution des politiques sociales et l’implication sociétale des villes. Parmi ceux—ci, la dernière Lettre, consacrée au thème Les Villes et le Vivre-ensemble, téléchargeable en cliquant sur l’image ci-contre.

 

Maintenant, construisons la fraternité !


DESSIN-FRATERNITEDimanche 11 janvier, s’est exprimée dans un immense élan collectif la prise de conscience qu’une société désunie est une société désarmée.

Comme dans un effet miroir terrifiant, les attentas du 13 novembre nous ont rappelé que les forces les plus obscurantistes pouvaient incarner avec hystérie une volonté affirmée de démembrement des sociétés européennes, de discriminations invivables et, au-delà, d’un inconcevable asservissement.

Face à cette violence, une fois de plus, le corps social français a su montrer sa capacité à exprimer son identité et sa force collective. Et il l’a fait autour des valeurs les plus insignes de note société, hymne et drapeaux à l’appui, et rejet des affrontements politiciens en trame de fond.

Mais ce mouvement, pour être durable, doit s’organiser et impliquer chacun d’entre nous, bien au-delà de notre conception actuelle de la démocratie qui privilégie l’action politique en négligeant l’action citoyenne. C’est pourquoi si l’on ne veut pas décevoir, le moment est venu de changer de paradigme en faisant de l’action politique le levier de l’action citoyenne, comme nous y invite le Pacte républicain qui projette la liberté et l’égalité vers la fraternité.

C’est nécessaire pour tous les habitants que la déliquescence du lien social et l’effacement des repères fragilisent à tous les âges de la vie. C’est tout particulièrement nécessaire pour les habitants des quartiers ghettoïsés où l’action des pouvoirs publics ne sera décisive que si elle s’accompagne d’une mobilisation de toutes les énergies disponibles, de toute la société. Ce qui requiert de cesser d’appréhender la diversité comme un handicap pour en faire un atout déterminant de la réussite collective dans un monde de plus en plus métissé.

C’est à ces conditions que l’on pourra répondre efficacement au besoin de sécurité qui s’exprime légitimement. Car peut-on croire qu’il puisse y avoir durablement de la sécurité sans fraternité, comme d’ailleurs de la fraternité sans sécurité ? C’est l’interdépendance des deux qui peut vaincre la peur. D’ailleurs, la fraternité n’est pas gravée au fronton des mairies de France par hasard mais parce qu’elle a vocation à imprégner la réalité de la vie locale. Et c’est possible car nos concitoyens n’ont pas seulement le mérite de savoir se rassembler pour dire non à la barbarie. Ils savent également innover pour faire échec à l’indifférence, au repli sur soi et à la haine qui en résulte, même si leurs démarches restent trop souvent anecdotiques faute d’encouragement de toutes les autorités. Une illustration de plus d’un immense déficit de volonté politique, qui favorise la résurgence des appartenances d’origine faute de projet de société fédérateur.

C’est pourquoi nous appelons solennellement les plus hautes autorités de l’État, mais aussi les responsables locaux, à affirmer avec force leur intention d’inscrire le volet fraternité de la République dans leurs toutes premières priorités. Et, nous les appelons, pour répondre concrètement aux attentes de nos concitoyens, à bâtir sans attendre des plans d’action ambitieux sur le terrain éducatif, culturel, social, économique… L’objectif étant notamment de favoriser toutes les dynamiques individuelles, associatives ou institutionnelles aptes à construire de nouvelles relations d’écoute, d’entraide et de respect entre les cultures, les âges et les territoires. Et pour que chacun se sente concerné, il s’agit de promouvoir sans ambiguïté l’importance de rapports harmonieux entre droits et devoirs, entre liberté individuelle et responsabilité collective, entre diversité culturelle et unité nationale. Une exigence qui doit permettre de remettre en cause nos comportements et nos modes de fonctionnement, pour déboucher sur des résultats concrets dans la revitalisation de la cohésion sociale et du vivre ensemble.

Et pour illustrer au plus vite cette ambition, il pourrait, par exemple, être organisé dès cette année une semaine nationale de la Fraternité au cours de laquelle toutes les autorités et forces vives des territoires engageraient de nouvelles démarches en ce sens. Une semaine qui, loin d’être un nouveau terrain de jeu pour communicants, pourrait constituer la première étape symbolique de ce grand projet de société qui, seul, peut empêcher l’embrasement. C’est lorsqu’il se situe sur ce terrain-là que notre pays redevient la terre de lumières qui le grandit et nous grandit.

Premiers signataires : Dominique Balmary, Uniopss ; Ghaleb Bencheikh, Conférence mondiale des religions pour la paix ; Jean-Louis Bianco, Observatoire de la Laïcité ; Véronique Fayet, Secours Catholique ; Jean-Baptiste de Foucauld, Pacte civique ; Louis Gallois, Fnars ; ; Antoine Guggenheim, philosophe ; Bariza Khiari, sénatrice de Paris ; René Lenoir, philosophe ; Atanase Périfan, Fête des Voisins ; Jean-Louis Sanchez, Collectif Appel à la Fraternité ; Jérôme Vignon, Semaines sociales de France ; Pierre Tartakowsky, Ligue des droits de l’Homme ; Patrick Viveret, États généraux du pouvoir citoyen, Mouvement du 11 janvier.

Ainsi que : Geneviève Ancel, Dialogues en humanité ; Catherine Belakhovsky, Pacte civique ; Jacques Blondel, CNRS ; Jean-Claude Bologne, écrivain, Société des gens de Lettres ; Louis de Broissia, membre honoraire du parlement ; Thierry du Bouetiez, Groupement national des initiatives et des acteurs citoyens ; Brigitte Bouquet, Conservatoire national des arts et métiers ; Pascal Colin, Réseau national de l’économie sociale et solidaire ; François Content, Apprentis d’Auteuil ; Francis Contis, Una ; Gilbert Cotteau, fondateur de SOS Villages d’Enfants ; Louis de Courcy, journaliste ; Jean Dautry, Association Espoir Alzheimer ; Bernard Devert, Habitat et Humanisme ; Antoine Dulin, Conseil économique, social et environnemental ; Jean Dumonteil, La lettre du secteur public ; Samir El Bakkali, Fédération nationale Mosaïc ; Bernard Ennuyer, sociologue ; Jean de Gaullier, Adessa Domicile ; Jean-Yves Gérard, Le réseau des villes correspondants de nuit et de la médiation sociale ; le Général d’armée Hervé Gobilliard, Société des membres de la Légion d’honneur ; Jean-Marcel Grandamme, élu de Valenciennes métropole ; Claudy Jarry, Fnadepa ; Fabian Jordan, élu local fondateur de la Journée citoyenne ; Thierry des Lauriers, Aux captifs la libération ; Didier Lesueur, Observatoire national de l’action sociale ; Jean-Louis Loirat, Association des cités du Secours Catholique ; Gilles Le Bail, Vision et Action Europe ; Alain Marchand, Global et local ; Dominique Méda, sociologue ; Jean-François Mignard, Ligue des droits de l’Homme ; Claudie Miller, Fédération des centres sociaux et socioculturels de France ; Daniel Naud, Fondation de l’Armée du Salut ; Bertrand Ousset, Société de Saint-Vincent-de-Paul ; Françoise Parmentier, Confrontations ; Gilles Paillard, SOS Villages d’Enfants ; Joachim Reynard, Apriles ; Didier Sapy, Fnaqpa ; Jean-Marie Schléret, Observatoire national de la sécurité et de l'accessibilité des établissements d'enseignement ; Lise-Marie Schaffhauser, Union des acteurs de parrainage de proximité ; Karine Senghor, Le Journal de l’action sociale ; Patricia Sitruk, Œuvre de secours aux enfants ; Eric Yapoudjian, Fondation de l’Armée du Salut.

Auxquels se joignent chaque jour des centaines de citoyens, élus locaux, militants associatifs, cadres de collectivités publiques, signant sur le web (http ://urlz.fr/1spZ), dont la liste sera publiée prochainement.


-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Le Collectif dans les Landes pour la Laïcité

Le 9 décembre dernier, jour anniversaire de la promulgation de la loi sur la séparation des Églises et de l'État,  le Collectif a animé à Dax une série de débats à l’invitation de l’Association Laïcité 40. L’après-midi, le Secrétaire général, Pierre-Antoine Légoutière, a mené une série de discussions avec des classes entières de collégiens. L’occasion de vérifier que les enfants de 11-12 ans se sentent plus concernés que les ados par les problèmes de société ! Organisés avec rigueur par une l’équipe très motivée du collège d’Albret, ces débats ont montré la vive réactivité des jeunes quant aux enjeux de la laïcité en tant qu’élément fondamental du Vivre-ensemble et du respect de l’autre.

IMG 0528  IMG 0536

Les tragiques événements des premiers jours de 2015 donnent bien sûr un relief particulier à cette initiative, qui mériterait d’être renouvelée dans nombre d’établissements scolaires

En soirée, le Président Jean-Louis Sanchez, a livré une conférence grand public sur ces mêmes aspects, en présence du Maire de Dax et de nombreux élus de la Communauté d’Agglomération. Il a notamment insisté sur l’importance de l’ouverture à l’autre comme composante essentielle du lien social et de régulation harmonieuse des rapports humains.

IMG 0542  IMG 0543

Lire l'article de Sud-Ouest du 6 janvier 2015
Lire la Magazine de la ville de Dax de janvier 2015
Ecouter l'interview de Pierre-Antoine Légoutière sur Cote Sud FM le 8 décembre 2014
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La Légion d'Honneur pour le Collectif !

 missionsSuite au Symposium organisé le 4 juin dernier au Sénat, et aux engagements du général Gobilliard, la Société des membres de la Légion d’honneur a résolu de soutenir résolument l’action du Collectif vivre-ensemble et Fraternité. Dans ce cadre, la revue de la SMLH, La Cohorte, a publié une longue interview de Jean-Louis Sanchez, président du Collectif.

 

Lire l’interview en cliquant ici.cohorte abonnement 2013
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Des Ateliers, pour quoi faire ?


Là où l’action sociale traditionnelle montre ses limites, la prise en compte du Vivre-ensemble comme élément central des politiques publiques est non seulement un facteur de prévention face aux risques sociaux mais également l’un des rares remparts pour endiguer les conséquences de la crise  [voir ci-dessous].

Les Ateliers, le concept…
Le concept des Ateliers du Vivre-Ensemble et de la Fraternité s’adresse aux Villes, à leurs élus et aux cadres municipaux, aux associations et aux institutions intervenant dans la sphère sociale, aux généralistes comme aux spécialistes.
Par leur proximité avec les citoyens, et par les leviers d’action dont ils disposent, les maires sont en effet les plus aptes à mettre en œuvre des politiques de prévenance, en amont des dispositifs légaux, en privilégiant le développement du lien social et du vivre-ensemble par un décloisonnement des politiques.

Les Ateliers, la démarche
Les Ateliers du Vivre-Ensemble et de la Fraternité ont pour rôle de rendre concrète cette évolution. Il s’agit d’une phase de réflexion et de mobilisation autour de la notion de vivre-ensemble, fédérant davantage les acteurs locaux et favorisant l’engagement citoyen.

Une journée de travail – les « Ateliers » proprement dits - constituent un temps fort lors d’une journée d’échange et de réflexion. Pour l’heure, sept ateliers ont été organisés [voir menu ci-dessus]. Organisée par une collectivité en association avec ses partenaires institutionnels, cette journée se conclut par des engagements sur les principales mesures à mettre en œuvre sur le territoire concerné.